Armand Paulis

Armand Paulis (Paulis Alexander Albertus 20.4.1884 – Etterbeek 20.7.1980) est un artiste belge.

Originaire d’Anvers, Armand Paulis passa l’essentiel de sa vie à Bruxelles. Après avoir été inscrit en cours du soir à l’Académie de Saint-Josse-Ten-Noode, il entre en 1904 à l’Académie des beaux-arts de Bruxelles où il reçoit successivement les cours d’Herman Richir, portraitiste adulé de l’époque, de Léon Rotthier, de Guillaume Van Strydonck, mais surtout de l’artiste symboliste Jean Delville. La vie et la mort, un dessin à la mine de plomb, au fusain et aux rehauts de sanguine et de craie blanche, pour lequel le jury de l’Académie présidé par Fernand Khnopff décerne à Paulis en 1907 le premier prix de composition, témoigne d’ailleurs sans conteste de l’influence symboliste.

Ensuite, c’est la rencontre avec Paul Bonduelle, architecte réputé dont il a épousé la soeur, qui donnera un cours décisif à sa carrière. En effet, dès 1910, il conçoit, en collaboration avec Bonduelle et d’autres architectes tels Eugène Dhuicque ou Fernand Petit, des projets pour des vitraux, pour des décorations d’intérieurs, voire pour des ferronneries, tout cela dans un style art déco.

En 1918, par exemple, c’est à Paulis que l’on doit les vitraux de la maison de l’avenue Louise de l’industriel Molle, tandis qu’en 1920, il conçoit les vitraux de la bibliothèque de Pierre Bauthier, conservateur aux Musées royaux des beaux-arts de Bruxelles.

Mais Paulis ne se limite pas à la décoration d’habitations privées. En 1928, c’est à Paulis également que revient de créer la grande verrière des Papeteries de Belgique, dans le quartier de Riches Claires et, en 1935, il réalise deux verrières pour le Pavillon des arts graphiques de l’Exposition universelle de Bruxelles pour lesquelles il reçoit une médaille.

Si Paulis a beaucoup travaillé dans la décoration de bâtiments, il n’abandonna jamais le dessin ou la peinture (il sera d’ailleurs professeur de dessin à l’Ecole d’arts et métiers d’Etterbeek à partir de 1920).
Marié avec Antoinette Mélanie Amélie Lebosq en 1966. Elle est morte en 1998.
La Galerie Engelen-Marx a acquis les archives et l’atelier.

Au fur et à mesure nous allons découvrir l’importance de cet artiste oublié.

 

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